Jacques Horovitz, Châteauform’, et les rapports humains qui ont pris le pas sur les règlements

C’est un article à la mémoire de Jacques Horovitz.

Je ne l’ai jamais rencontré. J’aurais dû. Un ami commun, Jacques Szulevicz, était sur le point de nous convier à un diner chez lui. Il était convaincu que nous avions beaucoup de sujets à partager. Mais il est tombé gravement malade et nous a quitté. Puis, l’été 2014, j’ai appris la mort soudaine de Jacques Horovitz.

Il y’a quelques mois, suite à une conférence, j’ai eu l’occasion de parler avec un des fondateurs de Châteauform’. Et voilà qu’il me dit qu’un nombre de croyances sur lesquelles est fondée l’entreprise libérée se retrouvent dans la culture de Châteauform’. Il me parlait notamment qu’ils refusent, à ce jour, d’instaurer des règlements au sein de l’entreprise et privilégient quelques valeurs simples partagées par tous. Je me suis du coup plongé un peu dans l’histoire de cette entreprise. Certaines convictions de Jacques Horovitz et leur application dans Châteauform’ se trouvent dans le livre « L’Entreprise humaniste » qu’il a rédigé. Un article paru en 2013 « Du rêve et de la poésie en économie ? » résume très bien cette philosophie. Un extrait :

L’idée centrale est que l’activité entrepreneuriale vise à satisfaire les clients et par là crée de la satisfaction pour les collaborateurs. Leur vie professionnelle a un sens. Il y a sept valeurs exprimées chez Châteauform’. Ce sont ces valeurs qui guident l’action des salariés, non des règles et des procédures. Par conséquent, ils sont autonomes. Tous les collaborateurs sont actionnaires. Pas d’attribution, de la contribution est une des sept valeurs de Châteauform’. On ne travaille pas pour le chef d’entreprise mais pour le client. C’est ainsi que quand le président de Châteauform’ appelle un collaborateur, il lui demande toujours s’il ne dérange pas. Si le collaborateur est avec un client, Jacques Horovitz rappellera plus tard. Visiter le bureau de Horovitz à Lausanne est parlant. Il est installé dans un appartement au rez-de-chaussée d’un immeuble. Rien à voir avec un siège social clinquant. Jacques Horovitz parle de « servant leader ». Si vous voulez apprendre comment on peut gérer différemment en rendant ses clients et ses salariés, voire dans l’ordre inverse, rendre les salariés heureux pour que ceux-ci puissent rendre les clients heureux, lisez L’entreprise humaniste.

Vous pouvez lire l’article en entier ici.

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