Une critique de « Liberté & Cie » par un expert comptable sage et généreux

Pierre Ghenassia est un expert-comptable inhabituel. Non seulement il est sage, mais il cultive la relation avec les chefs d’entreprises à travers une multitude des actes anodins et gracieux. Entre autre, il fait dans son Newsletter la critique des films du mois.

C’est la première fois, à notre connaissance, qu’il fait une critique d’un livre et nous sommes heureux et honorés qu’il s’agit du notre. A tel point, que nous avons demandé de la reproduire sur ce blog. Il l’a accepté avec toute humilité.

La voici.

 

 

Madame, Monsieur et Chers Clients,

Il est des concours de circonstances qui méritent d’être rapportés.

C’était voici quelques jours, le 24 mai plus précisément, alors que j’étais absorbé par ma lecture, au bref arrêt du Creusot Monceau les Mines, un homme, qui regagnait sa place, se penche vers moi et me dit, pointant du doigt le livre que je tenais en main « excellent ouvrage ! ».

Surpris, je me rapprochais de lui et, interrogateur, lui demandais :

– vous l’avez lu ?

– non, c’est mon associé…. « il l’a trouvé excellent ! ».

En arrivant à LYON, au moment de descendre du train, désireux de combler ma curiosité et de découvrir quelle profession pouvait susciter un tel intérêt pour l’ouvrage, je lui demandais : « quelle profession exerce votre associé pour que le livre suscite un tel intérêt :…… « il est, tout comme moi, consultant ……pour chefs d’entreprises »……..et vous …..

Inutile de préciser que, moi qui avais apprécié le livre, je n’en étais que plus convaincu.

Aussi, tout comme mon « compagnon de voyage », je ne puis m’empêcher de faire l’éloge, et de vous encourager à lire :

« LIBERTE & CIE: Quand la liberté des salariés fait le succès des entreprises »

Isaac GETZ et Brian M. CARNEY y font l’apologie de la liberté, de l’autodiscipline, dans l’univers du travail. Ils ne se contentent pas d’en énoncer, d’en vanter, d’en louer, les avantages. Ils évoquent, enquêtes et interviews à l’appui, les difficultés rencontrées, les réussites et les échecs essuyés. La finalité de l’entreprise, c’est surtout et avant tout, d’œuvrer à la conciliation, à la convergence des intérêts par nature distincts, de l’entreprise et de ses salariés. Les uns ayant besoin des autres, la sagesse, l’intelligence, le pragmatisme militent pour l’assouvissement des besoins et l’épanouissement de ceux qui concourent à la réussite, aux performances, à la pérennité, de leur entreprise. Tout leader, normalement constitué, a le souhait, de conjuguer intérêts de l’entreprise avec ceux de ses salariés, de faire en sorte que chacun puisse venir à son travail avec satisfaction. Il s’agit là d’un vrai débat sociologique consistant à trouver un point d’équilibre vertueux entre individualisme et holisme.

Si l’on perçoit aisément que l’individualisme est nécessaire au bonheur, à l’épanouissement de chaque être humain – dans la mesure où chacun a son propre ressenti – l’holisme, par contre, se penche essentiellement sur les motivations et pratiques sociales des individus pris d’une manière collective. En l’occurrence, dans le monde du travail, immanquablement, si les contraintes sont assujettissantes, l’absence de toute contrainte s’avère difficilement compatible avec la nécessaire rentabilité économique de l’entreprise. C’est d’ailleurs cette « quadrature du cercle » qui s’avère être la quête, le graal, de nos deux écrivains :

– l’un, Docteur en psychologie et management,

– l’autre, Journaliste économique,

Ils nous invitent, au travers de nombreux exemples, à les suivre dans des entreprises où la liberté, la prise d’initiative sont devenues  principes de management. C’est l’occasion de nous initier, et pourquoi pas, de nous inspirer, de la démarche de ces dirigeants décrits comme des « leaders libérateurs », qui ont perçu, saisi, compris :

  • que l’homme est motivé à l’élimination de la tension créée par ses besoins physiologiques inassouvis :

– sentiments d’appartenance,

– estime de soi,

– épanouissement personnel,

  •  qu’il importe de concourir à la satisfaction des besoins universels des salariés, à savoir :

– être traité à égal,

– se développer,

– s’autodiriger.

Ce livre qui, j’en ai eu la confirmation, fait référence en matière de management, est passionnant et particulièrement intéressant à lire. Nullement ésotérique, il aborde le sujet de façon concrète, claire et documentée au travers de vécus d’entreprises qui ont compris que leur capital humain était leur plus grande richesse.

Pour le chef d’entreprise, en quête permanente d’un savoir-faire – propre à motiver ses collaborateurs et faire en sorte que le quotidien « se passe bien » – ce livre est tout simplement incontournable.

Le management évolue, il importe de prendre le train en marche.

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